Dôme géodésique

Dôme, pare-pluie, échelle et recouvrements

Le pare-pluie

Avec André on se décide à poser un second étage de pare-pluie qui avait été malheureusement emporté par les frottements des bâches et les intempéries de l’hiver.

Pose du pare-pluie avec Djamel en 2017
Re-pose du pare-pluie avec André en 2017

La pose est facilitée par l’usage d’un "dévidoir", une grande lance en bois dans laquelle est enfilé le tube de pare-pluie. L’un d’entre nous grimpe sur l’échelle flexible et agrafe le pare-pluie (pas facile à déplacer et très lourde mais notre seule moyen de monter sur le dôme pour l’instant) et l’autre le déroule. Ça reste une opération assez simple si on est trois.

L’échelle

L’idée est de pouvoir préparer au maximum le terrain pour faciliter les opérations de bardage et ainsi être plusieurs sur le chantier en même temps. Dans l’ordre, il faut finir de dérouler du pare-pluie jusqu’en haut du dôme, quitte à en retirer aux endroits qui formeront des puits de lumière. Il faut ensuite poser les liteaux sur l’ensemble des triangles qui reçoivent du bardage. L’outil qui devient indispensable c’est l’échelle de couvreur !

L’échelle que nous souhaitons construire est une échelle en bois avec des charnières et modulable.

Nous nous inspirons des échelles de couvreurs en augmentant les sections des montants et des marches. L’échelle assemblée depuis le haut du dôme sur lequel elle sera accrochée sera donc "pendante" et épousera la forme du dôme sans risque qu’elle pivote et tombe.

Section déchelle de couvreur

La circonférence d’un quart de cercle de 10m de diamètre fait un peu moins de 8m. Il faut donc que notre échelle fasse 8m pour pouvoir accéder au haut du dôme de l’extérieur. Sur les parties en contre-bas, on accédera au début de l’échelle avec une autre échelle traditionnelle.

Il est possible que nous ayons besoin de plusieurs de ces échelles pour travailler en haut du dôme. C’est donc très important de bien tester son design, sa solidité et son ergonomie.

Recouvrement du bardage bois

Les trois prototypes de triangles bardés de bois brûlé nous ont permis de réfléchir a la bonne méthode pour cette étape.

En cloutant les planches on a constaté que le bois brûlé est très sec et assez cassant. Il s’avère donc impossible de clouter sans faire des pré-trous avant.

On se rend aussi compte que clouter est tout de même plus long et plus dangereux que de visser, même s’il faut aussi pré-trouer de toute façon.

Autre souci avec les clous : très difficile de démonter ou réparer sans casser le bois de bardage.

S’amorce alors une vive discussion sur le choix des vis : en inox ? bi-chromatées ? quelle taille ? 4mm ? 5mm ?
Certain.e.s nous disent que les vis ont tendance à casser sous la contrainte en hiver, que les clous sont plus robustes. D’autres nous conseillent la vis inox ou rien.
Le choix est délicat car nous avons besoin de plus d’un millier de vis, et en inox le prix est prohibitif.

On se décide pour des vis "enduites" d’un composé type teflon qui semble offrir la même résistance que l’inox mais sont deux fois moins cher.

Le fait d’utiliser des vis va sans doute accélérer sensiblement le chantier et le simplifier pour les ami.e.s qui viennent nous aider :)

Sortis de cette décision, un autre souci émerge concernant le design de notre bardage bois, au niveaux des chevauchements latéraux entre triangles pairs et impairs : il y a un trop grand jour, à la fois pour empêcher la pluie de rentrer (c’est connu, il pleut à l’horizontale dans le Berry !) et aussi les rongeurs !

En passant, Romain nous suggère une solution : ajouter tout le long de la zone de recouvrement une épaisseur de bois de bardage et visser à ces endroits les planches entre elles. Il propose aussi de ne laisser qu’un liteau au centre du triangle tête en bas, ce qui simplifierait aussi pas mal la pose de liteaux !

On va lancer un prototype à la fraîche, parce que là il fait plus de 37°c à l’ombre =(
Le temps idéal pour poster des nouvelles !

vendredi 27 juillet 2018, par Alexandre Korber