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Extrudeuse plastique : Premiers tests

Nous avons entrepris de fabriquer un premier prototype d’extrudeuse plastique en prenant modèle sur Bigelow Brook Farm, une ferme expérimentale (voir notre précédent post).

Un premier test s’est déroulé lors de notre intervention à la Gaité Lyrique, le 25 mars 2012.

La partie chaude est équipée d’une double spire de fil résistif entrelacée de Kapton Tape (Poly-imide) pour l’isolation électrique à chaque tour.
Celà donne une résistance de 4,6Ohms env.

L’alimentation est celle d’un ordinateur portable donnant 19,5V à 4,8A max.

Ce montage offrait environ 80W : La température mesurée avec un thermocouple : 160°C environ au bout de 20 minutes.

Un peu trop haut pour le HDPE dont le point de fusion est entre 120°C et 130°C.

L’extrusion en a été que plus fluide mais peu contrôlable en sortie.

Un test à été fait en enrobant la partie chaude d’un isolant thermique utilisé par les plombiers pour éviter de bruler les plinthes : Le Kapton a instantanément brulé !

Il est donc probable qu’un montage à plus faible puissance mais équipé de cet isolant, offre la même température : à tester.

Nous avons obtenu une extrusion plutôt irrégulière mais d’une bonne densité (pas de bulles d’air) à partir de bouchons de bouteille de lait pour chat (désolé, les chats aussi sortiront de l’économie :-) ) rose en HDPE :

Il y a des chances que ça marche avec du lait de vache à destination des humains...

Le premier soucis a été mécanique : nous n’avions pas prévu de mécanisme qui solidarise la "vis sans fin" au reste de l’extrudeuse, du coups lors de la mise en pression du plastique : la vis reculait !

Heureusement que nous avions une superbe chignole pour pouvoir pousser...

Les choses à améliorer :

- Utiliser une faible puissance et l’isolant thermique.
- Monter l’ensemble de l’extrudeuse sur un chassie pour solidariser la vis.
- Installer une motorisation régulée.
- Mettre un système de refroidissement en sortie : ventilation.

Voici une liste plutôt exhaustive du matériel que nous avons utilisé :

  • Petit outillage à main :
    - Tourne-vis plat
    - Tourne-vis cruciforme
    - Tourne-vis plat petit, pour électronique
    - Tourne-vis cruciforme petit, pour électronique
    - Petites pinces et brucelles.
    - Marteau
    - Clé à molette
    - Série de clé plates de M3 à M8
    - Limes à métaux petites et grandes, section ronde et carré
    - Pointeau et traceurs
    - Pied à coulisse
    - Règle
    - Compas
    - Crayons et feutres
  • Outillage :
    - Établis type "Workmate Black&Decker" qui permet de faire étaux.
    - Scie à métaux + lames
    - Scie à bois
    - Serres-joints X 5
  • Outillage électrique :
    - Perceuse à colonne avec forets de 3mm à 9mm + 1 foret métaux 20mm + huile de coupe.
    - Scie sauteuse avec lames acier et lame bois
    - Meuleuse d’angle + disques de découpe acier + disque de ponçage acier
    - Petite perceuse à main type Dremel
    - Poste à souder à l’arc type Inverter.
    - Baguettes pour soudures acier entre 2mm et 3mm d’épaisseur
    - Fer à souder pour électronique + soudure.
  • Protections :
    - Gants de bricolage et gants de soudure.
    - Bouchons d’oreilles ou casques anti-bruits
    - Casque de soudeur qui s’obscurcit automatiquement (plus simple si les participants débutent en soudure à l’arc)
  • Matériaux pour faire l’extrudeuse/recycleuse (à récupérer si possible) :
    - Plaque acier épaisseur minimum 3mm, 50cmX50cm
    - Tube acier (pas extrudé de préférence) diamètre intérieur =20mm
    - Foret à bois "spirale" de 20mm de diamètre et d’au moins 50cm de long.
    Il doit parfaitement se glisser dans le tube précédent.
    - Tiges filetées M6 2X1m
    - Tiges filetées M3 2X1m
    - Écrous + rondelles M6 X30
    - Écrous + rondelles M3 X50
  • Récupération :
    - Pédalier de vélo, chaines et pignons de roue arrière.
    - Moteurs électriques qui tourne lentement, type rôtissoire.
    - Moteurs pas à pas dans les vieilles imprimantes. (4 fils en général)
    - Grilles-pains, fers à défriser, sèche-cheveux pour les résistances chauffantes.
    - Mixeurs, blenders ménagers, déchiqueteuse de documents, broyeuse à végétaux...
    - Ordinateur pour piloter l’extrudeuse, sur lequel on pourra installer Ubuntu Linux et les logiciels de pilotages RepRap.
  • Déchets en plastique : LA matière première !
    Un maximum de déchets plastiques de type bidons de lessive liquide, bouchons de bouteilles de lait, sacs plastiques blancs..etc...voyez en fonction de ce que vous avez régulièrement dans vos poubelles :-)

Triez-les par "familles" de polymères (ABS, HDPE, LDPE...) et par couleurs.

jeudi 5 avril 2012, par Alexandre Korber

Usinette va fusionner avec l'industrie

Nous en avons marre de ces solutions de logiciels libres grotesques, de ces bricolages hasardeux, puérils, dans le coin d’un squat débouchant sur rien de plus concret que de faire les zouaves pour des publics de loisirs créatifs. Ce que nous voulons dorénavant, c’est créer des produits qui ont de la valeur, de la vraie, comme toute réussite de l’excellence industrielle. Ha ! Qu’avons-nous été mal inspiré le jour de nous appeler Usinette ! Ne savions-nous pas que le suffixe "ette" marquait un complexe d’infériorité ! Nous voilà décribiliser. Pourtant les études de la Fontaine au collége nous avait bien appris que la raison du plus fort est toujours la meilleure ; comme nous l’allons montrer tout à l’heure. Mais quelle misère de misère d’avoir raté la suite de nos études jusqu’à bac plus 5, qui auraient fait de nous des ingénieurs sortis de grandes écoles pour aller travailler chez Dassault Systèmes. Nous aurious pu y construire la réalité de demain au lieu de nous morfondre comme les perdants de ce monde où nous ne valons plus rien.

Car s’il y a bien un logiciel de 3D dont nous entendons toujours parler dans nos errances associatives, c’est bien celui de Solidworks pour sa facilité d’utilisation, son efficacité érgonomique et ses performances. Ses concepteurs ont d’ailleurs fait l’excellent choix de le concevoir seulement pour Windows, s’assurant ainsi de conserver des pilotes 3D toujours à la pointe sans le moindre soucis d’installation. Ce produit plaît tellement que certains en ont fait le verbe : "Solidworker". Il faut dire que cette unanimité parmis les utilisateurs en associations vient aussi du fait qu’ils y réalisent des pièces mises en perspective dans des dossiers de subvention pour leurs glorieux projets humanistes. Les financements obtenus assurent ensuite une prospérité vitale à tous ces acteurs défendant l’économie sociale et solidaire ainsi que le monde du travail alternatif et citoyen.

Pub-Dassault-Systemes

A côté des réussites obtenues grâce à l’utilisation de Solidworks, les solutions utopiques des logiciels libres font peine à voir. Ces militants n’ont rien compris à la marche du monde et nous les avons naïvement suivis. Car sans s’appuyer sur le cercle vertueux de la croissance industrielle, ils seront bien incapables de financer le temps nécessaire au développement de solutions logicielles utiles à notre niveau de civilisation. Dassault Systèmes est quand même porté par quasiment 1000 employés et des millions de bénéfices. Mais c’est surtout l’héritage de la réussite du groupe Dassault Aviation avec la production d’avions d’affaires et militaires ainsi que l’étude de missiles air-sol et sol-sol dès 1957. Sans accéder à des activités si lucratives, comment imaginer de la recherche et du développement sérieux ?

Vous comprenez maintenant bien pourquoi les solutions libres à la Blender ou Openscad, voire autres projets si insignifiants qu’il est inutile de les nommer ici, sont si chronophages et difficiles à comprendre. Il y manque le code réalisant l’abstraction nécessaire à ces automates de logique binaire que sont les ordinateurs. Ainsi leurs concepteurs nous expliquent que pour exploiter la construction 3D avec leurs outils, il faudrait connaître un minimum de mathématique, de géométrie et même de programmation ! Certains osent même, comme cette page d’Opencamlib, nous rediriger sur des publications scientifiques. Ha, ha, ha ! Vraiment n’importe quoi ! Et puis quoi encore ? Croient-ils que nous sommes hors du temps dans nos projets associatifs ? Heureusement que Solidworks a montré que tous les concepts indispensables à la construction 3D peuvent se manipuler aux doubles clics et quelques clics droits.

Mais bon sang ! C’est là où l’utilisation d’un ordinateur devient vraiment intéressante ! Lorsqu’un petit groupe d’ingénieurs spécialisés a réussi à mettre l’abondance à disposition de l’humanité ! Toutes ces communautés du libre demandant une implication de leurs utilisateurs pour se servir de leurs outils minimalistes ne sont que des saletés de
geeks élitistes. Mais au fait, il existe déjà des logiciels libres similaires à Solidworks, il s’agit de la librairie OpenCascade avec la plate-forme Salomé. Comment ont-ils financé leur projet ? Là encore, par des grand comptes industriels tels que le CEA et EDF . Amis d’Usinette, empruntons le même chemin si nous voulons apporter toutes les richesses de la 3D en usage facile et insouciant pour tous ! Messieurs les industriels, nous vous en prions, laissez-nous fusionner avec vous !

dimanche 1er avril 2012, par André Espaze

Labs en fusion à la Gaîté Lyrique : Samedi 24 et dimanche 25 mars

Le /tmp/lab et ses amis Dorkbot, /dev/art, Upgrade !, Usinette.org et Electrolab s’invitent aux rencontres "2062, aller-retour vers le futur" à la Gaîté Lyrique pour prendre le futur et le retourner !

Le programme est ici :
http://www.gaite-lyrique.net/evenement/labs-en-fusion

Vous retrouverez dimanche 25 mars, de 14h à 16h, l’équipe Usinette.org liguée à celle de l’Électrolab dans une mission épique : alimenter des RepRap avec des bouchons de bouteilles de lait ou du granulé environ 25X moins cher que le fil de plastique habituellement utilisé.

Objectif : boucler la boucle et obtenir la matière première pour les RepRap gratuitement ou à moindre coût.

http://wiki.electrolab.fr/Projets:Reprap:Extrudeur

http://usinette.org/projets/broyeuse-extrudeuse-domestique/

lundi 19 mars 2012, par Alexandre Korber

Flux de production pour une RepRap.

A l’issue du premier atelier RepRap & BBQ de cet été, nous avons testé une série de logiciels fraichement développés par la communauté.

Voici la liste des logiciels utilisés. Le résultat est très encouragent et contribue à unifier le flux de production indépendamment de la machine que vous utilisez.

Le firmware (avec gestion de l’accélération et une régulation de température fiable) :

https://github.com/kliment/Sprinter

Pour piloter la RepRap :

https://github.com/kliment/Printrun

Multiplateforme car écrit en Python et wxpython. Bien suivre les conseils d’installation sur la page du projet.

Pour compiler les .stl :

https://github.com/ahmetcemturan/SFACT/

Mettre le dossier ensuite dans celui de Printrun et le renommer "skeinforge".
Vous pourrez alors l’appeler depuis Pronterface l’interface graphique livrée
dans Printrun. Attention cependant, on a noté un bug : ne pas utiliser "SFACT
Quick Settings", il ne semble pas sauver les réglages.

Pour calibrer l’extrusion

C’est à dire mesurer la quantité de plastique qui entre dans l’extrudeur (Première chose à faire dès que vous obtenez une
extrusion fiable sur votre extrudeur) :

http://josefprusa.cz/skeinforge-40-volumetric-calibration

Pour calibrer la géométrie (avoir des côtes correctes)

Faite un objet le plus grand possible (sur deux couches pour aller plus vite), comparer la taille obtenue et faite une règle de 3 !
Recommencez si besoin est pour obtenir une précision optimale.

mercredi 12 octobre 2011, par Alexandre Korber

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