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Ça va barder !!

Le travail de bardage se poursuit sur le dôme géodésique. Même si le résultat est super beau et semble, suite aux quelques petites pluies, efficace, c’est super long et nous ne serions pas trop de 5 ou 6 personnes constamment pour attaquer les zones les plus hautes.

Le premier niveau est bardé et le second est bien entamé. Ça nous a permis de vérifier que le second niveau recouvrait correctement le premier.

En poursuivant la pose du pare-pluie sur le 4eme niveau à l’aide de notre échelle de couvreur maison, on a constaté une sérieuse fragilité sur une série de 3 nœuds du sommet du dôme ! Nous avons immédiatement étayé en s’appuyant sur l’échafaudage. On refera ces quelques triangles qui avaient étés ajustés l’année dernière.


Le chantier de brûlage reprend aussi en parallèle : nous avons utilisé toutes le planches brûlées l’année dernière . Même opération : un barbecue fait de tôles ondulées pour faire passer les planches successivement et en évaluant "à la main" la qualité du brûlage. A point !

Rinçage à l’eau pour éviter que les planches se consument. On frotte avec un balais-brosse ; re-rinçage et on fais sécher au soleil avant d’enduire a l’huile de lin.

Hop ! sortie d’usine !
On file se baigner à l’étang d’Henrichemont. On poursuit avec un petit repas "à la plancha" : chorizo et ses petits légumes !
On se laisse pas abattre par le travail :)


La communication c’est important !

On confectionne un beau panneau d’info à la manière de ceux trouvés dans la forêt pour pas se perdre. Il y sera inscrit une description du projet usinette, une explication sur le dôme et une partie pour indiquer les prochains ateliers et événements organisés.

On constate un matin avec horreur...et un peu de fascination que notre stock de liteaux s’est fait bouffé par un champignon féroce !
On trie les liteaux encore utilisables et on les met au soleil.

La mycoryse obtenue est très comparable à un matériau silicone ou caoutchouc ! ça relance notre envie de cultiver nos propres mycoryses pour obtenir un matériau isolant pour le dôme : à suivre !

mercredi 15 août 2018, par Alexandre Korber

Dôme, pare-pluie, échelle et recouvrements

Le pare-pluie

Avec André on se décide à poser un second étage de pare-pluie qui avait été malheureusement emporté par les frottements des bâches et les intempéries de l’hiver.

Pose du pare-pluie avec Djamel en 2017
Re-pose du pare-pluie avec André en 2017

La pose est facilitée par l’usage d’un "dévidoir", une grande lance en bois dans laquelle est enfilé le tube de pare-pluie. L’un d’entre nous grimpe sur l’échelle flexible et agrafe le pare-pluie (pas facile à déplacer et très lourde mais notre seule moyen de monter sur le dôme pour l’instant) et l’autre le déroule. Ça reste une opération assez simple si on est trois.

L’échelle

L’idée est de pouvoir préparer au maximum le terrain pour faciliter les opérations de bardage et ainsi être plusieurs sur le chantier en même temps. Dans l’ordre, il faut finir de dérouler du pare-pluie jusqu’en haut du dôme, quitte à en retirer aux endroits qui formeront des puits de lumière. Il faut ensuite poser les liteaux sur l’ensemble des triangles qui reçoivent du bardage. L’outil qui devient indispensable c’est l’échelle de couvreur !

L’échelle que nous souhaitons construire est une échelle en bois avec des charnières et modulable.

Nous nous inspirons des échelles de couvreurs en augmentant les sections des montants et des marches. L’échelle assemblée depuis le haut du dôme sur lequel elle sera accrochée sera donc "pendante" et épousera la forme du dôme sans risque qu’elle pivote et tombe.

Section déchelle de couvreur

La circonférence d’un quart de cercle de 10m de diamètre fait un peu moins de 8m. Il faut donc que notre échelle fasse 8m pour pouvoir accéder au haut du dôme de l’extérieur. Sur les parties en contre-bas, on accédera au début de l’échelle avec une autre échelle traditionnelle.

Il est possible que nous ayons besoin de plusieurs de ces échelles pour travailler en haut du dôme. C’est donc très important de bien tester son design, sa solidité et son ergonomie.

Recouvrement du bardage bois

Les trois prototypes de triangles bardés de bois brûlé nous ont permis de réfléchir a la bonne méthode pour cette étape.

En cloutant les planches on a constaté que le bois brûlé est très sec et assez cassant. Il s’avère donc impossible de clouter sans faire des pré-trous avant.

On se rend aussi compte que clouter est tout de même plus long et plus dangereux que de visser, même s’il faut aussi pré-trouer de toute façon.

Autre souci avec les clous : très difficile de démonter ou réparer sans casser le bois de bardage.

S’amorce alors une vive discussion sur le choix des vis : en inox ? bi-chromatées ? quelle taille ? 4mm ? 5mm ?
Certain.e.s nous disent que les vis ont tendance à casser sous la contrainte en hiver, que les clous sont plus robustes. D’autres nous conseillent la vis inox ou rien.
Le choix est délicat car nous avons besoin de plus d’un millier de vis, et en inox le prix est prohibitif.

On se décide pour des vis "enduites" d’un composé type teflon qui semble offrir la même résistance que l’inox mais sont deux fois moins cher.

Le fait d’utiliser des vis va sans doute accélérer sensiblement le chantier et le simplifier pour les ami.e.s qui viennent nous aider :)

Sortis de cette décision, un autre souci émerge concernant le design de notre bardage bois, au niveaux des chevauchements latéraux entre triangles pairs et impairs : il y a un trop grand jour, à la fois pour empêcher la pluie de rentrer (c’est connu, il pleut à l’horizontale dans le Berry !) et aussi les rongeurs !

En passant, Romain nous suggère une solution : ajouter tout le long de la zone de recouvrement une épaisseur de bois de bardage et visser à ces endroits les planches entre elles. Il propose aussi de ne laisser qu’un liteau au centre du triangle tête en bas, ce qui simplifierait aussi pas mal la pose de liteaux !

On va lancer un prototype à la fraîche, parce que là il fait plus de 37°c à l’ombre =(
Le temps idéal pour poster des nouvelles !

vendredi 27 juillet 2018, par Alexandre Korber

Bardage bois brulé sur le dôme

Le chantier prend son rythme de croisière. André vient nous rejoindre. Un premier test sur une succession de trois triangles contiguës est lancé.

La méthode que nous utilisons est empirique : nous coupons la première planche de bardage pour le bas du premier triangle. Nous prenons comme référence la côte extérieure du triangle car il faut tenir compte de la hauteur de la gouttière.

La seconde planche est posée à environ 4cm (les planches ont une largeur qui varie un peu) en haut et sur la précédente. Sa côte correspond à la longueur à env 4cm du haut de la précédente planche. La côte du haut de la seconde planche est mesurée directement sur le dôme pour éviter les erreurs d’angles.

Les deux triangles "pairs", pointe en haut sont recouvert par le triangle du milieu (pointe en bas) de environ 4cm de chaque côté. Pour permettre le recouvrement, il faut ajouter à l’épaisseur du liteau, l’épaisseur de environ deux épaisseurs de planches de bardage. On utilise des chutes de contre-plaqué pour ça.

La découpe se fait à la scie égoïne car notre scie circulaire ne dépasse pas les angles de 40° et nos angles varient entre 60 et 70° :)

Les planches sont clouées à l’aide de simples marteaux et nos clous sont anodisés et légèrement torsadés. Nous avons aussi à notre disposition une clouteuse pneumatique mais elle est assez lourde, impressionnante à utiliser et potentiellement dangereuse. De plus, une seule personne peut l’utiliser à la fois.

Au même moment, Louise finit de nettoyer, trier et ranger les outils qui avaient pris l’eau pendant l’hiver : un vrai travail monastique !


C’est un chantier consistant mais avec une équipe tournante de 5 ou 6 personnes, de bons marteaux, des scies égoïnes en forme, le dôme sera couvert assez rapidement. Rejoignez-nous si le cœur vous en dit :)

dimanche 22 juillet 2018, par Alexandre Korber

Chantier dôme géodésique saison Quatre !

De retour sur le chantier du dôme géodésique d’Usinette.

Cette année nous nous concentrons sur la couverture du dôme à l’aide d’un bardage en bois brûlé préparé l’année dernière.

Première chose à faire : finir la pose des liteaux sur chaque triangle "pair" pointe en haut de la première rangée du bas.

En même temps, Camille construit un bel escalier du côté du tilleul pour enfin pouvoir rentrer "sans les mains" :)

Nous couvrons le dôme avec un bardage en pin Douglas "bois
brûlé" que nous avions préparé l’année dernière.

Le bardage est horizontal et se pose de bas en haut en couvrant la planche précédente :

Des liteaux plus épais seront alors posés sur les des triangles impairs (pointe en bas) pour accueillir un bardage qui recouvrera verticalement les triangles pairs contiguës.

Les étages suivants de bardages recouvriront à leur tour les triangles d’en bas.

Ainsi protégé des intempéries, nous commencerons à organiser son usage
mutualisé et participatif.

Petit rappel du projet

Pour participer ou juste une petite visite : Un petit SMS à Alex au 0620746738 ;)

C’est un chantier ouvert à toutes et tous souhaitant s’initier à la construction d’un dôme géodésique qui sera dès cet hiver un lieu d’expérimentation technique, artistique et politique d’émancipation.

À la manière d’un "Hackerspace" rural, nous développerons ensemble dans ce lieu, des techniques pour faciliter par exemple le travail de maraîchage, nous utiliserons des outils de communication et des médias sociaux alternatifs, nous nous réapproprierons nos données personnelles (emails, photos, vidéos, etc...) et nous créerons nos futurs habitats, véhicules, vêtements, aliments...pour changer notre vie
quotidienne !

vendredi 20 juillet 2018, par Alexandre Korber

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