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Le dôme se couvre pour l'hiver

Un bon nombre d’amis déjà venus les dernières année nous rejoignent dans le mois d’août. De nouvelles rencontres aussi, venant des environs et de plus loin.

MERCI À VOUS TOUTES ET TOUS !!!

Cette année la météo n’était pas avec les maraîcher, elle était avec nous ! Très peu de pluie donc un chantier plus simple !

Tout était réuni pour bien avancer et finir l’étape critique de la couverture du dôme.

On rationalise les process

Après avoir terminé le premier niveau de triangles en bas du dôme, on se dit que vraiment, c’est plus raisonnable de bosser à l’ombre et au sol. On commence donc à tester le montage des triangles "pointe en haut" au sol en se calant sur un gabarit dont les côtes sont prise sur le triangle en question. Ça permet, en tenant compte des variations, de fabriquer plusieurs triangles de bardages en même temps pour ainsi tous les poser le matin à la fraîche.



Les triangles "pointe en bas" cependant ne peuvent pas être fait à l’avance car ils doivent parfaitement s’intercaler et épouser les deux triangles de chaque côté. Il est possible néanmoins de mesurer et découper les planches et les poser plus tard.

Paul nous dote d’une table à découper bricolée avec les liteaux et lestée avec de grosses pierres :)

On y gagne carrément en ergonomie !!

Paul et Louise s’attaquent en parallèle a la conception et au montage d’un sas pour l’entrée du côté du tilleul. L’idée est de bénéficier d’une petite antichambre pour se déchausser et poser ses peaux d’ours en hiver avant d’entrer dans le dôme. Petite astuce de Paul : la pente de l’avancée est vers le dôme pour éviter de faire ruisseler l’eau sur les visiteurs. Le sas est aussi bardé et protégé en haut par de l’EPDM. 

Les géometres experts

La géométrie du dôme nous apparaît peu à peu en nous faisant quelques surprises !
En effet, sur le troisième niveau, nous avons à 5 endroits deux triangles "pointe en haut" qui sont jointifs et qui forment un angle perpendiculaire au sol. Ça implique que pour faire ruisseler la pluie à cet endroit, il faudra rajouter de petites tuiles verticalement et jusqu’en haut du dôme :)


Robustesse et longévité

Le chantier avance vite et on décide de poser 4 niveaux de bardage. On se rend aussi compte que ce bardage est un avantage structurel : le dôme n’en sera que plus robuste.

Concernant la robustesse, on constate qu’elle faiblit sur les dernier triangles posés l’année dernière, tout en haut du dôme. En effet, ils étaient composés de triangles ajustés avec plusieurs planches assemblées, qui, au bout d’un an se sont mises à se déformer, n’étant pas d’un seul bloc. On décide de les démonter un par un, de les refaire avec une planche unique et en augmentant légèrement la côte.

Il va falloir utiliser l’échelle de couvreur et donc marcher sur le haut du dôme pour monter le bardage final : il faut donc que la structure soit le plus robuste possible...et bien sur longtemps après les travaux !

Cerise sur le gateau

Quatre niveaux de bardage bois brûlé donc et on décide finalement d’utiliser la toile technique et le plastique souple transparent pour le sommet du dôme. Pas de couture mais des châssis triangulaires avec le tissus tendu dessus et monté de la même manière que le bardage : châssis se recouvrants les uns les autres. Ça nous permettra de faire un puis de lumière sur le pentagone zénithal et alterner tissus et plastique transparent sur le dernier niveau.

Nous pensons finir cette délicate opération de couverture durant cette saison d’automne. N’hésitez donc pas à nous rejoindre pour finir tout ça au plus vite et ainsi commencer à utiliser le dôme :)

Nous somme également à la recherche d’un bon poêle de masse et/ou turbo, ou "Rocket stove" de récupération ou bien quelqu’un qui nous aiderai à en fabriquer un.

Pour venir juste voir ou filer un coups de main, envoyez-nous un email à contact usinette.org :)

samedi 8 septembre 2018, par Alexandre Korber

Donnez au projet usinette.org

Depuis 2009, le projet usinette.org essaie d’avancer dès que possible sans apports financiers, en partageant des ressources, des compétences et des savoirs-faire.

Les membres du projet apportent également des fonds propres, des locaux et des véhicules, des serveurs informatiques.

Des fondations, des institutions, des associations, en invitant usinette.org à des festivals, à organiser des ateliers ou à rédiger des documentations, apportent elles aussi des fonds pour faire avancer le projet et nous les en remercions vivement !

Malgré tout, nous faisons maintenant appel à votre générosité financière pour terminer la couverture du dôme géodésique avant l’hiver 2018

En effet, il nous manque matériaux et outils pour terminer les trois niveaux de bardage en bois brûlé. Nous avons évalué le coût de l’ensemble à 3000€

Des soirées de soutient sous le dôme et au /tmp/lab seront bientôt organisée cet automne ;)

Pourquoi ne pas lancer une campagne de "crowd funding"/"financement par la foule" ?

Simplement parce que nous pensons que la plupart de ces plateformes favorisent la mise en concurrence de projets apparemment proches qui devraient travailler ensemble plutôt que l’un contre l’autre en enrichissant ces intermédiaires.

Donc, pour les éviter, nous vous proposons de visiter le site web de votre banque (encore un intermédiaire :)) et d’y configurer un petit virement de quelques euros mensuels ou annuels vers le compte de l’association.

Contactez-nous sur contact usinette.org pour obtenir nos coordonnées bancaires :)

Vous pouvez également nous envoyer vos dons par chèque à l’adresse suivante :

Association usinette.org

19, rue Caron

91200 Athis-Mons

France

À l’ordre de "usinette.org".

La petite équipe de usinette.org vous remercie d’avance !

dimanche 19 août 2018, par Alexandre Korber

Ça va barder !!

Le travail de bardage se poursuit sur le dôme géodésique. Même si le résultat est super beau et semble, suite aux quelques petites pluies, efficace, c’est super long et nous ne serions pas trop de 5 ou 6 personnes constamment pour attaquer les zones les plus hautes.

Le premier niveau est bardé et le second est bien entamé. Ça nous a permis de vérifier que le second niveau recouvrait correctement le premier.

En poursuivant la pose du pare-pluie sur le 4eme niveau à l’aide de notre échelle de couvreur maison, on a constaté une sérieuse fragilité sur une série de 3 nœuds du sommet du dôme ! Nous avons immédiatement étayé en s’appuyant sur l’échafaudage. On refera ces quelques triangles qui avaient étés ajustés l’année dernière.


Le chantier de brûlage reprend aussi en parallèle : nous avons utilisé toutes le planches brûlées l’année dernière . Même opération : un barbecue fait de tôles ondulées pour faire passer les planches successivement et en évaluant "à la main" la qualité du brûlage. A point !

Rinçage à l’eau pour éviter que les planches se consument. On frotte avec un balais-brosse ; re-rinçage et on fais sécher au soleil avant d’enduire a l’huile de lin.

Hop ! sortie d’usine !
On file se baigner à l’étang d’Henrichemont. On poursuit avec un petit repas "à la plancha" : chorizo et ses petits légumes !
On se laisse pas abattre par le travail :)


La communication c’est important !

On confectionne un beau panneau d’info à la manière de ceux trouvés dans la forêt pour pas se perdre. Il y sera inscrit une description du projet usinette, une explication sur le dôme et une partie pour indiquer les prochains ateliers et événements organisés.

On constate un matin avec horreur...et un peu de fascination que notre stock de liteaux s’est fait bouffé par un champignon féroce !
On trie les liteaux encore utilisables et on les met au soleil.

La mycoryse obtenue est très comparable à un matériau silicone ou caoutchouc ! ça relance notre envie de cultiver nos propres mycoryses pour obtenir un matériau isolant pour le dôme : à suivre !

mercredi 15 août 2018, par Alexandre Korber

Dôme, pare-pluie, échelle et recouvrements

Le pare-pluie

Avec André on se décide à poser un second étage de pare-pluie qui avait été malheureusement emporté par les frottements des bâches et les intempéries de l’hiver.

Pose du pare-pluie avec Djamel en 2017
Re-pose du pare-pluie avec André en 2017

La pose est facilitée par l’usage d’un "dévidoir", une grande lance en bois dans laquelle est enfilé le tube de pare-pluie. L’un d’entre nous grimpe sur l’échelle flexible et agrafe le pare-pluie (pas facile à déplacer et très lourde mais notre seule moyen de monter sur le dôme pour l’instant) et l’autre le déroule. Ça reste une opération assez simple si on est trois.

L’échelle

L’idée est de pouvoir préparer au maximum le terrain pour faciliter les opérations de bardage et ainsi être plusieurs sur le chantier en même temps. Dans l’ordre, il faut finir de dérouler du pare-pluie jusqu’en haut du dôme, quitte à en retirer aux endroits qui formeront des puits de lumière. Il faut ensuite poser les liteaux sur l’ensemble des triangles qui reçoivent du bardage. L’outil qui devient indispensable c’est l’échelle de couvreur !

L’échelle que nous souhaitons construire est une échelle en bois avec des charnières et modulable.

Nous nous inspirons des échelles de couvreurs en augmentant les sections des montants et des marches. L’échelle assemblée depuis le haut du dôme sur lequel elle sera accrochée sera donc "pendante" et épousera la forme du dôme sans risque qu’elle pivote et tombe.

Section déchelle de couvreur

La circonférence d’un quart de cercle de 10m de diamètre fait un peu moins de 8m. Il faut donc que notre échelle fasse 8m pour pouvoir accéder au haut du dôme de l’extérieur. Sur les parties en contre-bas, on accédera au début de l’échelle avec une autre échelle traditionnelle.

Il est possible que nous ayons besoin de plusieurs de ces échelles pour travailler en haut du dôme. C’est donc très important de bien tester son design, sa solidité et son ergonomie.

Recouvrement du bardage bois

Les trois prototypes de triangles bardés de bois brûlé nous ont permis de réfléchir a la bonne méthode pour cette étape.

En cloutant les planches on a constaté que le bois brûlé est très sec et assez cassant. Il s’avère donc impossible de clouter sans faire des pré-trous avant.

On se rend aussi compte que clouter est tout de même plus long et plus dangereux que de visser, même s’il faut aussi pré-trouer de toute façon.

Autre souci avec les clous : très difficile de démonter ou réparer sans casser le bois de bardage.

S’amorce alors une vive discussion sur le choix des vis : en inox ? bi-chromatées ? quelle taille ? 4mm ? 5mm ?
Certain.e.s nous disent que les vis ont tendance à casser sous la contrainte en hiver, que les clous sont plus robustes. D’autres nous conseillent la vis inox ou rien.
Le choix est délicat car nous avons besoin de plus d’un millier de vis, et en inox le prix est prohibitif.

On se décide pour des vis "enduites" d’un composé type teflon qui semble offrir la même résistance que l’inox mais sont deux fois moins cher.

Le fait d’utiliser des vis va sans doute accélérer sensiblement le chantier et le simplifier pour les ami.e.s qui viennent nous aider :)

Sortis de cette décision, un autre souci émerge concernant le design de notre bardage bois, au niveaux des chevauchements latéraux entre triangles pairs et impairs : il y a un trop grand jour, à la fois pour empêcher la pluie de rentrer (c’est connu, il pleut à l’horizontale dans le Berry !) et aussi les rongeurs !

En passant, Romain nous suggère une solution : ajouter tout le long de la zone de recouvrement une épaisseur de bois de bardage et visser à ces endroits les planches entre elles. Il propose aussi de ne laisser qu’un liteau au centre du triangle tête en bas, ce qui simplifierait aussi pas mal la pose de liteaux !

On va lancer un prototype à la fraîche, parce que là il fait plus de 37°c à l’ombre =(
Le temps idéal pour poster des nouvelles !

vendredi 27 juillet 2018, par Alexandre Korber

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