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Il se passe quelque-chose le 5 février 2019 en France

Le 5 février 2019 il y a un appel national interprofessionnel des syndicats, des groupes gilets jaunes à une GRÈVE et des manifestation dans tous le pays.

Ce week-end a eut lieu l’assemblée des assemblées des gilets jaunes à Commercy.
Cette assemblée a réunit plus de 300 personnes dont une centaine étaient mandaté-e-s pour décider ensemble de quelles formes et quelle parole allaient en sortir.

Voici leur premier appel :

GILETS JAUNES : APPEL DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES ASSEMBLÉES / Commercy - 27 janvier 2019

Nous, Gilets Jaunes des ronds-points, des parkings, des places, des assemblées, des manifs, nous sommes réunis ces 26 et 27 janvier 2019 en « Assemblée des assemblées », réunissant une centaine de délégations, répondant à l’appel des Gilets Jaunes de Commercy.

Depuis le 17 novembre, du plus petit village, du monde rural à la plus grande ville, nous nous sommes soulevés contre cette société profondément violente, injuste et insupportable. Nous ne nous laisserons plus faire ! Nous nous révoltons contre la vie chère, la précarité et la misère. Nous voulons, pour nos proches, nos familles et nos enfants, vivre dans la dignité. 26 milliardaires possèdent autant que la moitié de l’humanité, c’est inacceptable.

Partageons la richesse et pas la misère ! Finissons-en avec les inégalités sociales ! Nous exigeons l’augmentation immédiate des salaires, des minimas sociaux, des allocations et des pensions, le droit inconditionnel au logement et à la santé, à l’éducation, des services publics gratuits et pour tous.

C’est pour tous ces droits que nous occupons quotidiennement des ronds-points, que nous organisons des actions, des manifestations et que nous débattons partout. Avec nos gilets jaunes, nous reprenons la parole, nous qui ne l’avons jamais.

Et quelle est la réponse du gouvernement ? La répression, le mépris, le dénigrement. Des morts et des milliers de blessés, l’utilisation massive d’armes par tirs tendus qui mutilent, éborgnent, blessent et traumatisent. Plus de 1000 personnes ont été arbitrairement condamnées et emprisonnées. Et maintenant la nouvelle loi dite « anti-casseur » vise tout simplement à nous empêcher de manifester. Nous condamnons toutes les violences contre les manifestants qu’elles viennent des forces de l’ordre ou des groupuscules violents. Rien de tout cela ne nous arrêtera ! Manifester est un droit fondamental. Fin de l’impunité pour les forces de l’ordre ! Amnistie pour toutes les victimes de la répression !

Et quelle entourloupe que ce grand débat national qui est en fait une campagne de communication du gouvernement, qui instrumentalise nos volontés de débattre et décider ! La vraie démocratie, nous la pratiquons dans nos assemblées, sur nos ronds-points, elle n’est ni sur les plateaux télé ni dans les pseudos tables rondes organisées par Macron.

Après nous avoir insultés et traités de moins que rien, voilà maintenant qu’il nous présente comme une foule haineuse fascisante et xénophobe. Mais nous, nous sommes tout le contraire : ni raciste, ni sexiste, ni homophobe, nous sommes fiers d’être ensemble avec nos différences pour construire une société solidaire.

Nous sommes forts de la diversité de nos discussions, en ce moment même des centaines d’assemblées élaborent et proposent leurs propres revendications. Elles touchent à la démocratie réelle, à la justice sociale et fiscale, aux conditions de travail, à la justice écologique et climatique, à la fin des discriminations. Parmi les revendications et propositions stratégiques les plus débattues, nous trouvons : l’éradication de la misère sous toutes ses formes, la transformation des institutions (RIC, constituante, fin des privilèges des élus…), la transition écologique (précarité énergétique, pollutions industrielles…), l’égalité et la prise en compte de toutes et tous quelle que soit sa nationalité (personnes en situation de handicap, égalité hommes-femmes, fin de l’abandon des quartiers populaires, du monde rural et des outres-mers…).

Nous, Gilets Jaunes, invitons chacun avec ses moyens, à sa mesure, à nous rejoindre. Nous appelons à poursuivre les actes (acte 12 contre les violences policières devant les commissariats, actes 13, 14...), à continuer les occupations des ronds-points et le blocage de l’économie, à construire une grève massive et reconductible à partir du 5 février. Nous appelons à former des comités sur les lieux de travail, d’études et partout ailleurs pour que cette grève puisse être construite à la base par les grévistes eux-mêmes. Prenons nos affaires en main ! Ne restez pas seuls, rejoignez-nous !

Organisons-nous de façon démocratique, autonome et indépendante ! Cette assemblée des assemblées est une étape importante qui nous permet de discuter de nos revendications et de nos moyens d’actions. Fédérons-nous pour transformer la société !

Nous proposons à l’ensemble des Gilets Jaunes de faire circuler cet appel. Si, en tant que groupe gilets jaunes, il vous convient, envoyez votre signature à Commercy (assembleedesassemblees gmail.com). N’hésitez pas à discuter et formuler des propositions pour les prochaines « Assemblées des assemblées », que nous préparons d’ores et déjà.

Macron Démission ! Vive le pouvoir au peuple, pour le peuple et par le peuple.

Appel proposé par l’Assemblée des assemblées à Commercy. Il sera ensuite proposé pour adoption dans chacune des assemblées locales.

Pourquoi parler des gilets jaunes sur ce site ? Tout simplement parce-que ce mouvement est le plus important depuis mai 1968. Parce-que lorsque nous rêvons et nous travaillons à des conditions de vie meilleures sur ce site web, à la Vallée d’Humbligny où nous construisons laborieusement notre dôme depuis 4 ans, lorsque nous faisons des ateliers pour vanter les mérites de l’usage des logiciels libres au /tmp/lab et dans tous les hacklabs, des gens continuaient à souffrir de leurs conditions d’existence, d’autres continuaient à défendre nos acquis/conquis sociaux dans des syndicats de lutte, et certain-e-s poursuivaient leur travail militant dans des partis de gauche.

Le seul soucis c’est que nous étions séparés. Certes, nous avons essayé de nous rencontrer. Il y a eu "Nuit Debout" qui nous a donné du courage mais l’inexorable destruction de nos conditions de vies par les derniers gouvernements plus enclins à satisfaire les grands riches poursuit son chemin.

Des gens qui n’ont pour la plupart jamais foutu les pieds dans un éco-village, jamais étés syndiqués, jamais milité de leurs vie se sont réunit un jour sur un rond-point quelque-part en France et ont mis ce truc moche et obligatoire mais terriblement visible : un gilet jaune. Ils ont commencé à discuter, se sont rendu compte qu’ils et elles n’étaient vraiment pas d’accord sur tout mais que grosso-modo ils et elles appartenaient à cette partie de la population qui est obligée de se salarier, de se soumettre à un statut d’artisan, de subir l’humiliation du chômage et/ou de la vie dans la rue. Des conditions effectivement très éloignées de celle de cette toute petite partie de la population dont Mr Macron fait partie : les grands riches.

Il s’agit ici de lutte de classes et le plus important maintenant c’est bien de comprendre dans laquelle on déambule !

Il se passe donc quelque-chose d’inédit en France : l’insurrection tant espérée est là, sur des ronds-points, sur des parkings, sur des péages et les gens que nous pensions épuisés par ce quotidien de survie ont trouvé tous ensemble un second souffle et nous montrent qu’une énergie est là et qu"il faut la rejoindre !

Comment faire ? nous n’arrivons même pas à organiser nous-même une malheureuse assemblée générale une fois par hiver ? Comme dirait ce filou de colibri, nous faisons déjà "notre part" !!

Je pense que si nous envisageons depuis près de 10 ans des futurs émancipants, des lieux réjouissants, des projets enthousiasmants, ce n’est pas pour faire les mêmes conneries que nos aînés dans les années 70 : se terrer "à l’abri" de la société : CHANGEONS LA SOCIÉTÉ ! ayons un peu plus d’ambitions et retrouvons ces gens de bonne volonté qui ralentissent déjà les pires projets gouvernementaux juste en s’organisant et en diffusant des revendications qui élargissent les prises de consciences !

mardi 29 janvier 2019, par Alexandre Korber

Participation au festival Faire Hacker

De retour du festival organisé par les amis du hackerspace de Chartres Betamachine !

C’est la seconde fois que nous nous joignons à ce festival original dans le monde du hack puisque se déroulant au même endroit et en même temps que les Artisanales de Chartres, une foire commerciale populaire où se côtoient les stands gastronomiques gargantuesques et les marchands de velux.

Dès la première fois, ça m’a fait penser à la foire de Paris où, lorsque j’y allait avec mes parents, je les harcelais pour aller voir les "Inventeurs" du concours Lépine :)

Les inventeurs, en 2018, ce sont des hackers, quelques startups, des assos, des clubs de modélisme ferroviaires, les radio-amateurs du coin et un festival de contes.

Le stand usinette était stratégiquement placé entre celui de "La boite à outil", un lieu d’accompagnement à la réparation situé à Nogent le Rotrou et le festival "Les légendaires" qui programme une série de lectures et mises en scène de contes.

Outre l’accueil des camarades de Betamachine, ce festival est enthousiasmant par la présence d’un public très diversifié. Après avoir découvert les nouvelles méthodes d’isolation , les velux et les cuisines équipées dans le hall précédent, ce public se retrouve devant un premier stand où se déploient les machines à coudre de "La boite à outil" puis entend le tactactac de la machine à écrire sur le stand usinette.

Une fois n’est pas coutume dans cette surenchère technologique où robots et imprimantes 3D ronronnent, les seules qui se précipitent en premier sur ces deux machines, à coudre et à écrire sont des femmes, 50 ans, 70 ans.

Le dispositif est simple : une belle Olympia Traveller Deluxe de 1979 équipée d’un rouleau de papier pour proposer un "blog mécanique", à la manière de Jack Kerouac, j’invite les curieuses nostalgiques à venir écrire quelques lignes.

Le blog mécanique du festival

Du coups, quelques-unes se rapprochent, me demande pourquoi cette machine en 2018 ? je répond qu’elle marche encore donc je m’en sert pour fabriquer un fanzine.

Ah ! vous voulez dire une gazette ? Oui, voilà !la gazette numéro zero d’usinette :)

La discussion se poursuit. Les méthodes plus ou moins sévères qu’elles ont subies pour apprendre à taper avec les 10 doigts, à l’aveugle, parfois, une faute = un coups de règle ! Il s’en suit une petite discussion sur le monde du travail : secrétaires, gestionnaires, le boss qui fout la pression dans son dos. Tiens, d’ailleurs, le mari en général reste en retrait pendant la discussion. Lui ne sais pas s’en servir des ces machines. Un des rare outil technique dans le hall où les femmes ont plus d’expertise que les hommes ;)

J’en profite donc pour distribuer la première "gazette" d’usinette en expliquant que nous construisons un dôme/hackerspace rural, ce que nous tentons de faire dans usinette et en les invitant à passer nous voir. C’est aussi possible de s’abonner à la gazette et la recevoir par la poste !

Il y a aussi sur le stand nos livres et revues fétiches : le Whole Earth Catalog, Le catalogue des ressources, "La machine est ton seigneur et ton maître", "La face cachée du numérique" et "Quand les socialistes inventaient l’avenir". Quelques productions de la CGT aussi. Le tout ouvre bien le débat sur les coûts sociaux et écologiques du numérique, les impacts sur le travail, les métiers qui disparaissent, d’autres qui arrivent, plus précaires, difficiles différemment.

Deux jours d’intenses discussions avec le public, les autres exposants et camarades !

Ah ! et puis Betamachine ont eux aussi construit un dôme ! 9 mètres de diamètre, constitué de tubes acier écrasés et boulonnés. Recouvert d’une bâche blanche cousue maison. Le tout juste à temps pour le festival !

Commençons à creuser un tunnel entre ces deux dômes :)
Merci Betamachine !

lundi 15 octobre 2018, par Alexandre Korber

On bâche le dôme mais il reste encore la moitié du boulot !

Avant de se retrouver dans la boue et subir le vent, on décide de bâcher le dôme, même si la météo reste clémente cet automne.

C’est aussi le bon moment de voir le travail qu’il reste à faire sur la couverture du dôme. Le dessin ci-dessous montre les parties encore non couvertes

Par chance, notre bâche de 10x15m permet de couvrir cette surface pile poil !
On a décidé de barder sur les quatre niveaux de triangles, ça nous fait donc encore :

  • 26 triangles sur le niveau 3 (9 déjà faits)
  • 25 triangles sur le niveau 4

Ensuite il reste à couvrir la zone jaune en alternant des triangles bardés de plastique transparent et d’autres sur lesquels est tendu la toile technique, c’est à dire 20 triangles.

Nous avons couvert cet été 89 triangles. Ce sont donc 71 triangles qu’il reste à couvrir donc un peu moins de la moitié de la surface !

En plus du bardage, il faut restaurer encore 5 triangles en haut du dôme qui ont subit des déformations

Il y a bien encore un bon mois de travail à 5 ou 6 personnes pour finir de couvrir le dôme. Si la météo est aussi douce ou sèche cet automne/hiver, il est tout à fait possible d’organiser quelques séances de chantier ponctuées par de bons moment chaleureux à la Brèche et au Grès des Ouches à Morogues :)

Contactez-nous sur contact usinette.org si vous souhaitez venir contribuer :)

lundi 15 octobre 2018, par Alexandre Korber

Le dôme se couvre pour l'hiver

Un bon nombre d’amis déjà venus les dernières année nous rejoignent dans le mois d’août. De nouvelles rencontres aussi, venant des environs et de plus loin.

MERCI À VOUS TOUTES ET TOUS !!!

Cette année la météo n’était pas avec les maraîcher, elle était avec nous ! Très peu de pluie donc un chantier plus simple !

Tout était réuni pour bien avancer et finir l’étape critique de la couverture du dôme.

On rationalise les process

Après avoir terminé le premier niveau de triangles en bas du dôme, on se dit que vraiment, c’est plus raisonnable de bosser à l’ombre et au sol. On commence donc à tester le montage des triangles "pointe en haut" au sol en se calant sur un gabarit dont les côtes sont prise sur le triangle en question. Ça permet, en tenant compte des variations, de fabriquer plusieurs triangles de bardages en même temps pour ainsi tous les poser le matin à la fraîche.



Les triangles "pointe en bas" cependant ne peuvent pas être fait à l’avance car ils doivent parfaitement s’intercaler et épouser les deux triangles de chaque côté. Il est possible néanmoins de mesurer et découper les planches et les poser plus tard.

Paul nous dote d’une table à découper bricolée avec les liteaux et lestée avec de grosses pierres :)

On y gagne carrément en ergonomie !!

Paul et Louise s’attaquent en parallèle a la conception et au montage d’un sas pour l’entrée du côté du tilleul. L’idée est de bénéficier d’une petite antichambre pour se déchausser et poser ses peaux d’ours en hiver avant d’entrer dans le dôme. Petite astuce de Paul : la pente de l’avancée est vers le dôme pour éviter de faire ruisseler l’eau sur les visiteurs. Le sas est aussi bardé et protégé en haut par de l’EPDM. 

Les géometres experts

La géométrie du dôme nous apparaît peu à peu en nous faisant quelques surprises !
En effet, sur le troisième niveau, nous avons à 5 endroits deux triangles "pointe en haut" qui sont jointifs et qui forment un angle perpendiculaire au sol. Ça implique que pour faire ruisseler la pluie à cet endroit, il faudra rajouter de petites tuiles verticalement et jusqu’en haut du dôme :)


Robustesse et longévité

Le chantier avance vite et on décide de poser 4 niveaux de bardage. On se rend aussi compte que ce bardage est un avantage structurel : le dôme n’en sera que plus robuste.

Concernant la robustesse, on constate qu’elle faiblit sur les dernier triangles posés l’année dernière, tout en haut du dôme. En effet, ils étaient composés de triangles ajustés avec plusieurs planches assemblées, qui, au bout d’un an se sont mises à se déformer, n’étant pas d’un seul bloc. On décide de les démonter un par un, de les refaire avec une planche unique et en augmentant légèrement la côte.

Il va falloir utiliser l’échelle de couvreur et donc marcher sur le haut du dôme pour monter le bardage final : il faut donc que la structure soit le plus robuste possible...et bien sur longtemps après les travaux !

Cerise sur le gateau

Quatre niveaux de bardage bois brûlé donc et on décide finalement d’utiliser la toile technique et le plastique souple transparent pour le sommet du dôme. Pas de couture mais des châssis triangulaires avec le tissus tendu dessus et monté de la même manière que le bardage : châssis se recouvrants les uns les autres. Ça nous permettra de faire un puis de lumière sur le pentagone zénithal et alterner tissus et plastique transparent sur le dernier niveau.

Nous pensons finir cette délicate opération de couverture durant cette saison d’automne. N’hésitez donc pas à nous rejoindre pour finir tout ça au plus vite et ainsi commencer à utiliser le dôme :)

Nous somme également à la recherche d’un bon poêle de masse et/ou turbo, ou "Rocket stove" de récupération ou bien quelqu’un qui nous aiderai à en fabriquer un.

Pour venir juste voir ou filer un coups de main, envoyez-nous un email à contact usinette.org :)

samedi 8 septembre 2018, par Alexandre Korber

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